PlaisirDcrire
Les passionnés d'écriture

A noter dans vos agendas, la prochaine réunion du PlaisirDcrire aura lieu le jeudi 15 Juin 2017 à 19h à la salle des assos à Mareuil sur Cher !

A vos stylos ! 
Véro pour vous servir !

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21
OCTOBRE 2017

L'été indien
par Tutti Frutti


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L’été indien.
 
      Au Canada l’été a erré puis est venu se percher dans notre verger. L’idée guide de vastes ravines vers une source au pied d’une bambouseraie. Pour ceux qui craignent à tort de le redire que mes propos sont assez urlubestes, venez chercher ce coin de nulle part au fond de votre jardin.
 
      Nous vous  y invitons à venir perdre votre ombre sous un ciel arbre mort dont la cime pend lamentable au dessus de l’eau. Les oiseaux ne s’y aventurent plus à construire leurs nids.
Nous avons fondu de notre chair gluante pour huiler la lame de notre tronçonneuse à gasoil. Le bois, l’acier, le feu, l’eau, l’humain comme cinquième élément sue dans le sixième sens.
 
      L’arbre résiste encore, nous avons craint ne nous mettre les pieds à l’eau. J’ai fait le pari de tondre l’écorce qui déjà s’effiloche.
Je vous ferai photo de cette terre secrète pour que vos yeux s’habituent à la pénombre avant d’affronter le réel qui vous expose en pleine lumière.
 
      Car il est à vous ce monde, et si nous vous en faisons cadeau c’est pour tout en attendre en retour.
N’y y’a t-il point d’autres labeurs qui ont créé l’envie de partager vos verdures?
 
      Notre dés?uvrement n’a de pareil que votre paresse. Que déni soit fait de votre indolence!
Nous vous croyons courageux , nous vous attendons pour un moment de patauge dans notre source. La lumière sera totale.
 
 

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10
SEPTEMBRE 2017

Aveuglement
par Tutti Frutti


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Aveuglement.

Nos yeux sont des torches vivantes, des antennes sanglantes, des espions.

Au delà du tout voir, après le tout vu, il y a une percée avide, irascible, qui se fraye un passage dans l’arrière vision, celle qui nettoie, trie, aseptise, cueille. Alors seulement la distillation se fait goutte à goutte et le net se confond à l’absinthe pour créer l’invisible.

Voir ou deviner serait-il affront ?

L’observatoire de l’observance est une écoute secrète, un capteur sous la langue qui happe les remèdes.

Nous avons sucé son sang et régler les indices.

L’INR est l’espion infidèle d’une prise d’anticoagulants. Il l’a appris à son dépends, lui qui pense que le son  de sa télévision coupe son téléphone. Il ne répond plus aux infirmières zélées, il les insulte par son silence, leurs inflige l’attente sous le soleil ardent, le ventre vide d’une fin de matinée qui se prolonge , le jeun du post prandial.

Nous lui avons prêté un esprit bourru, rustique, une carcasse faite de sarcasmes. 

Aujourd’hui sa barbe est sous vide, comme rétrécie, les poils hérissés comme le seraient ceux d’un vieux matou. Il parle seulement d’une fenian tisse de vieux, trop nu dans ses sandales.

Le sondage s’arrête là, car à trop y voir j’y perd la vue. 

"Vous n’avez pas eu d’enfant, docteur? Alors pourquoi tous ces jouets dans cette salle?"
L’occasion est belle, " parce que mes patients sont mes enfants".
Il aurait pu hausser les épaules ou ricaner. Il a simplement regardé la poupée sur le comptoir.  Et moi de penser "des enfants désobéissants !".

Je lui laisse sa chance de survivre, de suivre les convois funéraires de ses meilleurs amis....
Nous baissons les yeux, instant de vérité.

Quand les enfants meurent, les parents pleurent.
Ces larmes là sont d’authentiques coulées de larves qui creusent les rides.

Était t-il si humain cet oeil inquisiteur?

                       Délicieuse médecine en noir, septembre 2017.

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21
AOÛT 2017

Vivre ou survivre
par Nicole


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#1326787 par Katkaak sur sxc.hu

Vivre ou survivre


Trop de tristesse, trop de soucis, trop de peurs, 
Trop de solitude, trop de silence, trop d’absences, 
Je me suis tricoté un cocon bien solide, bien étanche,
Je m’y suis enfermée, avec mes idées noires, 
J’y ai creusé mon nid, tapissé de grisaille, 
J’ai bien fermé les issues.


La peur, toujours, de ce demain inconnu, 
La crainte, encore, de plonger dans la nuit, 
Les envies muselées, les rires effacés, 
Les souvenirs pour tout bagage,
Les regrets pour nourrir le cafard.


Attendre ...
Sans savoir,
Attendre, 
Sans espoir, 
Attendre,
Dans le noir.


Refuser la vie autour, 
Refuser de voir les gens qui courent, qui rient, qui vivent, 
Refuser l’insouciance, 
Refuser d’admettre qu’il peut faire encore beau.


S’enfoncer dans la monotonie, 
Et laisser passer les heures, 
Refouler les envies, 
Oublier le temps où danser m’était plaisir, 
Oublier de chanter, oublier d’écrire même, 
Ne plus bouger, pour éviter l’inévitable.


Et puis...
Un jour de soleil, un jour de clarté, 
Le sourire au coin des lèvres, 
La musique qui s’invite doucement, 
Le corps qui retrouve le rythme, 
Le cocon qui se déchire, laissant filtrer la vie, 
Les envies qui reviennent, peu à peu, 
Peut-être enfin l’oubli. 
Et le plaisir de se sentir revivre.
.

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De tutti frutti le 23/08/2017
Une position de repli : le "pli" qui se répète à l'infini, qui s'il ne nous conduit pas à faire des cocottes en papier nous amène à "plier" devant ou sous les infinies tristesses de la vie.
Vive les cocottes!
dérision pour sourire quand il est encore temps…

21
AOÛT 2017

Et demain?
par Nicole


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#1421811 par flikflak sur sxc.hu

Et demain?


Chaque jour, la même peur.
Chaque jour, la même question.
Et si....
Et le nuage s’engouffre dans mes failles.
Il prend toute la place, m’étouffe, me cisaille.


Et si...
Même mon miroir semble me mentir.
Ou peut-être au contraire sait-il ce qui m’attend.
Les années ont filé, si vite, que je n’ai pas pris la mesure du temps. 
Et me voilà, pétrie d’angoisse.
À me demander comment continuer, comment accepter.


Et alors?
Accepter, ce n’est pas compliqué, la vie est un combat, 
Même si on ne se bat pas, si on se cache la vérité, 
C’est un combat perdu si on arrête de cueillir les jolies choses.
Accepter, ne plus compter les années, ne plus résister, 
Admettre, tenter de ne pas noircir ce qui est déjà sombre.


Sourire, faire comme si...
Trouver du bonheur dans les petites choses, 
Savourer les instants de quiétude, 
Oublier le danger qui a failli tout emporter, 
Aimer sans peser sur les autres, les laisser vivre 
Les aimer de loin, savoir qu’ils sont là, 
Et que c’est leur vie que j’ai fait naîtr
Sourire, en pensant à tous ces jours de bonheur, 
Oublier la nostalgie,   
s’envelopper dans la tendresse de l’autre, 
Se tenir chaud, coeur à coeur,
Encore un peu. 


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21
AOÛT 2017

Bizarre, ce texte, je n'y trouve pas de titre!
par Nicole


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#1392158 par MEJones sur sxc.hu

Bizarre, ce texte...je n’y trouve pas de titre.


J’avance un pas, puis un autre.
Je vais de l’avant, sans trop savoir où je vais.
Chaque pas me semble peser si lourd...
Je porte mes soucis sur mon dos.
Le sentier me paraît impossible à parcourir,
Jamais je n’arriverai au bout...


Un pas, un autre, et mon sac plein de maux, 
J’avance, telle l’escargot, cornes en avant.
Mais que je suis folle..
L’escargot transporte sa maison, et ne se pose pas de questions.
Quoique?....
Lui aussi doit avoir des coups de blues...


Un pas, un autre, un petit pas de côté, un autre pour avancer, 
Le sentier me semble plus amical, 
J’en verrai bientôt la fin, le virage, le tournant, 
Mon sac à dos plein de mots s’allège, 
Cette histoire d’escargot me fait sourire, 
Et c’est beaucoup, sourire, quand le coeur est gros.


Un pas, un autre, un pas chasse l’autre, 
Un pas chassé, quelle drôle d’idée!
À faire la folle, je vais tomber...
Tomber dans le fossé, plein d’eau, 
Et m’y noyer.


Mon sac à maux n’a plus de mots, 
Il se remplit d’air et d’espoir,
Dans le fond, ce sac est bon compagnon. 
Il verse et déverse mes humeurs changeantes, 
Et me donne l’air décidé d’une randonneuse,
Que je ne suis pas, trop appliquée à faire des petits pas.


La lourdeur que je trimballais s’est envolée, 
Mon pas s’allège, je me sens mieux, 
Les mots qui viennent de n’importe où vident ma tête, 
J’écris, je me libère, je laisse venir, on verra bien.
Sur le chemin, un escargot me regarde passer...
Je le salue, il continue sa petite vie.
Dire que certains les mangent, avec de l’ail et du persil, 
Alors que ce sont des animaux pleins de compassion.
Je me raconte n’importe quoi, des bêtises, des billevesées, 
Ça m’aide à avancer, pour un peu, je courrais...
Je chantonne...
"Ah! L’escargot, quelle drôle de petite bête..."
Et mon sac se remplit de bonne humeur...




  

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16
AOÛT 2017

Prisme
par Tutti Frutti


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          Mes amours éparses divergent. Au confins des sagas les histoires se lient. Je suis seule en compagnie des singes.


Ce demain humain est animal. Je converge vers eux. Ils sont mes bébés, leurs parents.


          Quand les hommes ne seront plus au centre du monde, je serais prête.


Je me purifie de ma bestialité de femme pour engendrer l’espoir.


          L’au delà de ma pensée est au creux de ma main, au pli très exactement des lignes qui se croisent.


          Ne serai-je qu’un trou, je voudrai être celui là.


    Je ne veux pas aller jusqu’au centre de la terre,c’est trop loin et trop haut. Le ciel qui s’y trouve est trop couvert.


Alors je monte en surface ripper comme le dauphin.


          La liberté, c’est s’extraire de toute dictature. Après la mort des gourous,l’invention est possible. La convergence vers les animaux est caressante. Ma vieille peau tombe en lambeaux, je n’y suis déjà plus.


          La liberté, c’est la divergence, l’impossibilité d’émettre quelque chose de compréhensible, d’y renoncer.


          Alors seulement l’angoisse s’estompe. Mes amours naissent aussi vite que le son de la lumière.


          Et je reprends forme, humaine je crois.


Je suis à l’intérieur de toi, à l’abri de toute idée de mort, renonçant à toute pulsion de souffrance, enfin libre de ne pas exister.
 

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11
JUILLET 2017

Le ciel est rouge, rien ne bouge
par Jeannine Fliesen


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 le ciel est rouge, rien nebouge 
 
 
Minuit au ciel d’été sur fond d’horizon rouge
Les arbres plantés droit ne se balancent pas.
Nul animal nocturne  en quête de repas.
Dans l’antre du luthier, un crissement de gouge.
 
Pas le moindre rayon ne caresse le vouge
Accroché sur un mur de fleurs de catalpas.
Le silence est partiel à l’heure du trépas.
Un gros chat roux ronronne à la porte d’un bouge.
 
Faut-il que de mon rêve au soir d’une bataille,
Naisse une pantomime aux relents de racaille,
Et que je voie ton c?ur fondre dans la douleur.
 
Rien qui parbleu ne vaille une souffrance telle
Quand je t’offre mon corps dans la joie éternelle
Etqu’au lever du jour renaîtra ma candeur.
 

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De Jeannine et Marc Fliesen Le Jean le 11/07/2017
j'écris mon propre commentaire non pour dire ce que je pense de mon poème mais pour expliquer pourquoi j'ai écrit ce poème. J'ai cherché un jour les rimes en "ouge" et il y en avait 4. Je me suis donc lancé un défi d'écrire un sonnet avec les 4 rimes. J'ai eu un prix à "Arts et Lettres de France."
Grosses bises à tous ceux et celles qui me liront

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