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Jour J -7 pour notre scène ouverte à Mareuil sur Cher !

Véro pour vous servir !

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19
MARS 2017

affiche scène ouverte25.03.2017
par Véro


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Affiche scène ouverte 25.03.2017

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15
MARS 2017

Mes sables mouvants
par Nicole


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#968771 par andreyutzu sur sxc.hu

 Mes sables mouvants.

Je perds pied, comme si le sol ne me portait plus,
Comme si ça ne valait plus le coup de me mettre en marche.
Je perds pied.
Mon énergie s’est diluée peu à peu, 
J’ai abandonné l’envie,
Je me suis engluée dans la routine.
Je ne me sens plus légitime, 
Ni capable de décider.
Je brode des projets qui ne verront jamais le jour.
Je cherche des endroits où je n’irai jamais,
Je repeints mes murs en pensée, 
Je refais la déco sans bouger du canapé, 
Je lisse mes rides, je lutte contre le temps, 
Je construis des chimères.
Je voudrais que les choses bougent, 
Et en même temps, je me complais dans la monotonie.
Il suffirait d’un peu de courage, peut-être, 
Il suffirait de me prendre par la main, 
Ne pas attendre qu’on fasse pour moi. 
Il est trop tard, je suis si fatiguée, 
Je cherche un sens, je cherche un but, 
Je cherche à sortir de mes sables mouvants. 


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09
MARS 2017

Fatigue
par Tutti Frutti


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Fatigue.

   Dépecée, décapsulée, décantée, je vase close. Entre mes ailes, un fil jumeau. Sous mes bottes, une herbe jeune. 

   La montagne pluche. C’est un gros carambar. Vous dites canular?

   Mon hypnose couche la neutralité en face de l’être unique. Deux femmes parlent d’une censure, je leur réponds qu’il faut apporter des fauteuils dans les supermarchés pour pouvoir observer le paysage.

Je ne serais donc encore et toujours qu’une petite épicière dans une boutique au fond de ma cour.

   Je me décide à vendre de l’unique, du culminant, du ciel enveloppé dans un papier gras. Ah, médicus, ma frappe ripe!

   Je prends mon tour très au sérieux. Ma fatigue me lisse. J’installe un transfert dont je suis le centre, un va et vient qui descend les paliers d’un chemin qui roule sur un seul caillou. 

  Là, je sens la belette, dans son buisson. Ses yeux dans les miens sont unis dans une même intelligence, celle de l’isolement dans le mouvement, à apprivoiser.

   Vous dites que vous allez claquer la porte de ce site indécent de publier de telles fabulettes. Si,  si, vous avez déjà ouvert la porte. Je vous propose s’il vous reste de la patience de rester dans la porte. 

   Oui, laissez faire... Encore. Vous y êtes presque. Incroyable! Vous êtes la PORTE! 

   Et , il me reste plus qu’à pousser la porte.

    Puis à m’écrouler à vos pieds, vous  "l’être unique", et à m’installer sur la pierre unique.

   Mon dos est droit. 

   Échancrée, éboulée, blousée, profondément heureuse de vous avoir rencontré. Ensemble,nous avons vaincu fatigue et indifférence.

Médecine de l’insolite, avril en mars 2017.

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De Nicole le 15/03/2017
Docteur Maboul, invente des mots, des mots qui roulent, qui ouvrent de mystérieuses portes, il va falloir un gros zordinateur pour y ranger ces mots qui sautillent comme des farfadets, et un menuisier pour refermer la porte dans laquelle le vent de la folie douce, douce , douce s'est engouffré. Ouille, attention, j'ai les doigts dans le chambranle.

26
FÉVRIER 2017

Voyage immobile
par Nicole


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Voyage immobile

Une envie, soudaine, surgit, sans se faire annoncer.
Et pourtant!
La nuit a été grise, agitée, angoissante,
Le sommeil a fui, une fois encore, 
La fatigue a englouti le monde, et moi avec.
Plus d’énergie, plus de ressorts, plus d’espoir.
Pourquoi continuer, s’épuiser, lutter en vain 
Comment résister à ces nuits d’insomnie,
Quand rien ne vient apporter de réconfort.
Et pourtant!
Cette envie qui surgit sans se faire annoncer, 
Apporte des lendemains porteurs de sourires.
Partir, un peu, pas loin, mais partir.
Aller respirer les embruns, 
Se laisser bercer par le ressac,
Marcher le nez en l’air, 
Chercher le coquillage nacré,
Rêver de traversée pour changer de rivage,
Et regarder partir le bateau. 
En face, l’île étire ses sables blonds, 
J’irai un jour, un jour de courage, 
Quand la peur m’aura quittée.
J’irai sur l’île , enfin, peut-être .
Le voyage immobile est déjà un voyage.







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De Tutti frutti le 28/02/2017
Instantanée d'une vague écorchée sur son rocher.... Et à tous ceux qui l'attendent pour s'abreuver! Â quand la promenade ensemble sur ces falaises?

De Veronique Lechable le 26/02/2017
Tes mots calment tes maux et tes envies de voyage te permettent de partir loin, trés loin vers d'autres lendemains plus lumineux !

26
FÉVRIER 2017

L'âge mur
par Nicole


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L’âge mûr 

Le vent ce soir murmure à qui veut l’entendre,
Le temps des folies est passé, 
Tu as grandi, il faut l’accepter, 
Tu es une femme d’âge mûr.
Trop mûre?
Presque gâtée?
Date limite de conservation dépassée?
C’est vrai que je marche plus lentement, 
Que je ne peux plus courir, 
Je n’ai jamais su courir ni sauter ni grimper à la corde.
Je regrette. 
J’aurais dû peut-être faire des efforts, 
Voilà le vent qui recommence sa grinçante ritournelle.
Le temps n’est plus à la rigolade,
Te voilà devenue vieille.
Je résiste, ce mot évoque trop de souvenirs douloureux.
Je ne suis pas vieille. Je ne suis plus très jeune, c’est tout.
Je suis capable de tant de choses encore.
En choisissant, en évitant les écueils, en prenant les chemins les plus doux, en refusant de prendre des risques.
Je peux encore danser, lever le pied, les deux, l’un après l’autre, me laisser entraîner quand la musique vibre, j’en ai encore envie.
Je suis dans la fleur de l’âge, celle qui laisse des tâches brunes sur la peau.
Je me raconte des histoires, je ferme les yeux à demi devant le miroir. Je suis une jeune vieille, pleine de drôles d’idées, refusant la défaite, refusant les combats perdus d’avance. On peut bien tricher un peu, quand on a été honnête longtemps.
Le vent du soir me glisse un peu d’espoir.
Je suis riche de vivre à deux.
Je suis jeune pour moi toute seule, j’ai tellement d’amour encore à donner.
Le temps d’aimer sans compter est arrivé. 
Qu’importe le nombre des années.




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De Tutti Frutti le 09/03/2017
L'honettente, une définition indécente d'un jeu de dupes qui nous permet au terme d'une vie honnête de jouer avec le sens du temps! Quel plaisir sous la maladiction du passage des ans, enfin libre!

18
FÉVRIER 2017

La blouse fière
par Tutti Frutti


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     Sans doute plus loin ou plus tard, un nuage descendu dans la boue, s’ébouriffera. C’est une prise pour la liberté, vous savez la statue au ras de la mer? Bien, la voici, regardez.

      Une fleur bleue sur une blouse grise.Si je la regarde, je ne vois plus qu’elle, .discrète, effacée par le nombre des lavages, râpée, presque trouée, non pas encore, nous ne sommes pas chez Zola.

     Parce qu’elle est fière, pas plus pauvre que vous, mais de plus en plus vieille. Elle a souvent maintenant plus de quatre-vingt dix ans. Vous  la connaissez, elle est dans votre mémoire.

     La mienne m’appartient, là je vous lâche. Elle tourne autour d’un lit. Une poupée pique une tête dans l’oreiller. La table est bancale, c’est une petite table de camping pliante. Du bord de la route des vacances à cette chambre, elle a gardé la meilleure place, sous la fenêtre.

    La femme sous la blouse me fait une place, elle ouvre sa chemise. Son c?ur ferme notre conversation. Son souffle geint. C’est son fils qui est mort, un cancer ....

     Cette fleur est-elle pour lui?

     La propreté de cette chambre brune ne sent pas le parfum synthétique. Elle referme sa blouse, tous les boutons. 

      Dehors, les volets rouges sont à plat sur le sol. Les embrases des fenêtres les recouvrent, à part.
                  " Des volets roulants électriques, c’est plus pratique." 

   Et là je vous rejoins, la blouse c’est simple, c’est pratique. Et la fleur, c’est joli. C’est ça, notre liberté.


                                        Délicieuse médecine à la recherche des vérités, février 2017.

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De Nicole le 26/02/2017
cette blouse grise, cette fleur, de la tristesse, on sent la souffrance, un abandon, une vie ordinaire?

18
FÉVRIER 2017

Blême.
par Tutti Frutti


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Mémoire d’un graal, la peur guide vers les KO. Si de petits émois ne sont que jérémiades, j’émets ici un fait divers dans une petite police.
Les cétoses blêmes des trouble- fêtes garnissent les tartines. Je garde la mienne tiède près de la bassine. Mais contre toute attente je la trouve bonne, toute de même assez salée.
Scanner les cancers m’est familier. Du Doppler à la congélation des cellules, les papiers s’alourdissent. Je me baisse pour en ramasser un par terre, je vise le ras de sol. 
Je rapetisse, un feu de paille fera feu de cette tumeur qui ne sera pas inscrite au DMP.Important n’est pas essentiel, pas vital si la mort est proche. Je mets en compétition l’arrêt cardiaque et le ganglion. La névrose se répand sur ce couple indécis.
Toulouse écrase Montauban d’une royauté démocratique. Mon crût n’est pas le sien.
L’égarement  fait partie du décor.
Le barillet à bandelettes? Je plonge dans l’inconscient de la gadgétisation de la pharmacopée. Je trébuche.
Personne ne comprendra ni mes larmes, ni ma haine.
La petite histoire est un oubli sur une ordonnance....
La grande Histoire est celle d’un burn out.
Les princes oublient le graal de notre métier.
Les médecins ne sont pas des prophètes.
Suivant les petites gens j’apprendrai ma haine.
Notre sourire se glace .
C’est pour moi une injustice.
C’est pour lui sans doute, un fait reproche divers.
Écrire pour ne pas oublier, à défaut de me comprendre.


Délicieuse sur le fil ... Médecine exilée. Février 2017. 

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De nicole le 26/02/2017
Votre commentaire.. Très fort ce texte. Derrière les mots et les phrases souvent mystérieuses pour le lecteur, (trice), suintent les maux de notre société. Courage, Docteur, sans toi, on est foutus.

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