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25
AVRIL 2017

Les jours qui restent
par Nicole


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Les jours qui restent.

S’accrocher, chaque jour, s’accrocher, résister.
Oublier les rêves, accepter ce qui est, 
Admettre ce temps qui est venu.
Ce que je croyais au temps de mon enfance,
Ce qui faisait le monde bien ouaté autour de moi, 
Ce qui me faisait rire et penser que jamais je ne serai comme eux. 
Les gens, les raisonnables, les couche-tôt, les étriqués,
Ce qui me donnait des ailes, qui me poussait vers l’inconnu, 
Cette envie de vivre à ma guise, d’entrer dans la ronde, 
Aujourd’hui me laisse désemparée. 
Je refuse encore de croire mon miroir,
J’espère toujours un retour en arrière, 
J’espère contre toute évidence un mot, un sourire, un regard qui me rassurerait.
Accepter, apprivoiser ces années, en tirer la sagesse,
Apprendre encore, tenter de comprendre l’incompréhensible, 
Tenter de sourire même si en dedans tout est gris.
Le temps est à la tristesse, légère mais perfide.
La Peur s’infiltre et tisse sa toile.
Peur des  lendemains qui ne chanteront plus, 
Peur de me perdre, peur de faire naufrage, peur de tant de choses.
Alors, pour oublier tout ce qui me hante, j’écris, je jette au feu mes maudits mots.
Je lance au vent ma misérable prose, en espérant qu’elle se dilue dans les nuées.
Ecrire, même peu, même mal, mais écrire pour me prouver que j’existe encore un peu. 

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De Tutti frutti le 08/05/2017
Il y a quelque part un magicien des peurs qui a fait une grande découverte.
Le fond des larmes mène un étrange combat, toujours sincère et fidèle.
Ce message est universel.
Gros câlins.

07
AVRIL 2017

Des grues aux étoiles.
par Tutti Frutti


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Quand les grues rasent les hordes de volutes bonbonnes, je racle ma salive. Le "j’vous réponds à vos questions" d’un ruminant commun m’interroge sur mon propre discours.

Il s’agit d’un circuit en étoile.

Tapez 1, vous aurez la secrétaire de l’urologue. Enfin la secrétaire du téléphone du secrétariat de l’urologue..... Ma langue saigne, une morsure d’Épine d’étoile.

Rien à faire, si le roi voyage. Les patients attendent son hypothétique retour.
Tapez 2, vous aurez la Cardio qui aura le radiologue mais pas le dossier de l’urologue.
Je continue mais vous avez compris et je ne veux pas vous lasser.

L’étoile à plusieurs piques. Je tente de me trouver refuge au centre, rassemblant mes dernières énergies pour réciter les chiffres clés de la biologie.
Une insuffisance rénale sur fond de mauvaise tumeur et mon cri s’enflamme. Le potassium, l’hémoglobine sont des adjuvants utiles. Je, nous, vous, obtenons raison et offensive.

L’urologue, en l’air se prend la mitraille. Il reviendra bronzé, une rose sur le C?ur.
La transparence des ombres commet l’ultime crime: celui de l’illusion.
La mort raille la vie. 

La dérision des mouches en troupe qui foncent sur les vitres, c’est un suicide?
Ou simplement la fin d’une agonie quand nous fermons les yeux sur ce que nous aurions pu faire pour les écraser avant de tt salir.

Délicieuse Médecine Avril 2017

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De Nicole le 30/04/2017
ecrire pour exorciser les difficultés. Pas facile d'être coincée entre deux portes. Je devine dans ce texte que la médecine n'est pas si douce que ça. Et que le médecin en bave. Accroche-toi, docteur, ils ont besoin de toi, les gens. tu es le maillon fort.

19
MARS 2017

affiche scène ouverte25.03.2017
par Véro


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Affiche scène ouverte 25.03.2017

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15
MARS 2017

Mes sables mouvants
par Nicole


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#1406450 par kiwibird99 sur sxc.hu

 Mes sables mouvants.

Je perds pied, comme si le sol ne me portait plus,
Comme si ça ne valait plus le coup de me mettre en marche.
Je perds pied.
Mon énergie s’est diluée peu à peu, 
J’ai abandonné l’envie,
Je me suis engluée dans la routine.
Je ne me sens plus légitime, 
Ni capable de décider.
Je brode des projets qui ne verront jamais le jour.
Je cherche des endroits où je n’irai jamais,
Je repeints mes murs en pensée, 
Je refais la déco sans bouger du canapé, 
Je lisse mes rides, je lutte contre le temps, 
Je construis des chimères.
Je voudrais que les choses bougent, 
Et en même temps, je me complais dans la monotonie.
Il suffirait d’un peu de courage, peut-être, 
Il suffirait de me prendre par la main, 
Ne pas attendre qu’on fasse pour moi. 
Il est trop tard, je suis si fatiguée, 
Je cherche un sens, je cherche un but, 
Je cherche à sortir de mes sables mouvants. 


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09
MARS 2017

Fatigue
par Tutti Frutti


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Fatigue.

   Dépecée, décapsulée, décantée, je vase close. Entre mes ailes, un fil jumeau. Sous mes bottes, une herbe jeune. 

   La montagne pluche. C’est un gros carambar. Vous dites canular?

   Mon hypnose couche la neutralité en face de l’être unique. Deux femmes parlent d’une censure, je leur réponds qu’il faut apporter des fauteuils dans les supermarchés pour pouvoir observer le paysage.

Je ne serais donc encore et toujours qu’une petite épicière dans une boutique au fond de ma cour.

   Je me décide à vendre de l’unique, du culminant, du ciel enveloppé dans un papier gras. Ah, médicus, ma frappe ripe!

   Je prends mon tour très au sérieux. Ma fatigue me lisse. J’installe un transfert dont je suis le centre, un va et vient qui descend les paliers d’un chemin qui roule sur un seul caillou. 

  Là, je sens la belette, dans son buisson. Ses yeux dans les miens sont unis dans une même intelligence, celle de l’isolement dans le mouvement, à apprivoiser.

   Vous dites que vous allez claquer la porte de ce site indécent de publier de telles fabulettes. Si,  si, vous avez déjà ouvert la porte. Je vous propose s’il vous reste de la patience de rester dans la porte. 

   Oui, laissez faire... Encore. Vous y êtes presque. Incroyable! Vous êtes la PORTE! 

   Et , il me reste plus qu’à pousser la porte.

    Puis à m’écrouler à vos pieds, vous  "l’être unique", et à m’installer sur la pierre unique.

   Mon dos est droit. 

   Échancrée, éboulée, blousée, profondément heureuse de vous avoir rencontré. Ensemble,nous avons vaincu fatigue et indifférence.

Médecine de l’insolite, avril en mars 2017.

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De Nicole le 15/03/2017
Docteur Maboul, invente des mots, des mots qui roulent, qui ouvrent de mystérieuses portes, il va falloir un gros zordinateur pour y ranger ces mots qui sautillent comme des farfadets, et un menuisier pour refermer la porte dans laquelle le vent de la folie douce, douce , douce s'est engouffré. Ouille, attention, j'ai les doigts dans le chambranle.

26
FÉVRIER 2017

Voyage immobile
par Nicole


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Voyage immobile

Une envie, soudaine, surgit, sans se faire annoncer.
Et pourtant!
La nuit a été grise, agitée, angoissante,
Le sommeil a fui, une fois encore, 
La fatigue a englouti le monde, et moi avec.
Plus d’énergie, plus de ressorts, plus d’espoir.
Pourquoi continuer, s’épuiser, lutter en vain 
Comment résister à ces nuits d’insomnie,
Quand rien ne vient apporter de réconfort.
Et pourtant!
Cette envie qui surgit sans se faire annoncer, 
Apporte des lendemains porteurs de sourires.
Partir, un peu, pas loin, mais partir.
Aller respirer les embruns, 
Se laisser bercer par le ressac,
Marcher le nez en l’air, 
Chercher le coquillage nacré,
Rêver de traversée pour changer de rivage,
Et regarder partir le bateau. 
En face, l’île étire ses sables blonds, 
J’irai un jour, un jour de courage, 
Quand la peur m’aura quittée.
J’irai sur l’île , enfin, peut-être .
Le voyage immobile est déjà un voyage.







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De Tutti frutti le 28/02/2017
Instantanée d'une vague écorchée sur son rocher.... Et à tous ceux qui l'attendent pour s'abreuver! Â quand la promenade ensemble sur ces falaises?

De Veronique Lechable le 26/02/2017
Tes mots calment tes maux et tes envies de voyage te permettent de partir loin, trés loin vers d'autres lendemains plus lumineux !

26
FÉVRIER 2017

L'âge mur
par Nicole


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L’âge mûr 

Le vent ce soir murmure à qui veut l’entendre,
Le temps des folies est passé, 
Tu as grandi, il faut l’accepter, 
Tu es une femme d’âge mûr.
Trop mûre?
Presque gâtée?
Date limite de conservation dépassée?
C’est vrai que je marche plus lentement, 
Que je ne peux plus courir, 
Je n’ai jamais su courir ni sauter ni grimper à la corde.
Je regrette. 
J’aurais dû peut-être faire des efforts, 
Voilà le vent qui recommence sa grinçante ritournelle.
Le temps n’est plus à la rigolade,
Te voilà devenue vieille.
Je résiste, ce mot évoque trop de souvenirs douloureux.
Je ne suis pas vieille. Je ne suis plus très jeune, c’est tout.
Je suis capable de tant de choses encore.
En choisissant, en évitant les écueils, en prenant les chemins les plus doux, en refusant de prendre des risques.
Je peux encore danser, lever le pied, les deux, l’un après l’autre, me laisser entraîner quand la musique vibre, j’en ai encore envie.
Je suis dans la fleur de l’âge, celle qui laisse des tâches brunes sur la peau.
Je me raconte des histoires, je ferme les yeux à demi devant le miroir. Je suis une jeune vieille, pleine de drôles d’idées, refusant la défaite, refusant les combats perdus d’avance. On peut bien tricher un peu, quand on a été honnête longtemps.
Le vent du soir me glisse un peu d’espoir.
Je suis riche de vivre à deux.
Je suis jeune pour moi toute seule, j’ai tellement d’amour encore à donner.
Le temps d’aimer sans compter est arrivé. 
Qu’importe le nombre des années.




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De Tutti Frutti le 09/03/2017
L'honettente, une définition indécente d'un jeu de dupes qui nous permet au terme d'une vie honnête de jouer avec le sens du temps! Quel plaisir sous la maladiction du passage des ans, enfin libre!

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