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22
JANVIER 2017

Encore un coup de blues
par Nicole


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#1421410 par johnnyberg sur sxc.hu



Encore un coup de blues.

J’ai cru que j’avais l’éternité devant moi, 
Et j’y suis allée le nez au vent, 
Avide de découvrir la vie.
Sauter à pieds joints dans les cases de la marelle, 
Sauter à la corde, et hop, 
Se retrouver chez les teen-agers.
Découvrir une autre façon de vivre, 
Déchirer le carcan des dictats, 
Et twister again and again,
Se libérer des pesantes lois des adultes, 
Et hop, tomber de haut, s’égratigner le c?ur,
Se retrouver entre enfance et âge adulte,
Et devoir être déjà une grande personne.
Alors, entrer dans le jeu, faire comme eux, 
Les vieux routards de la vie qui nous regardaient de haut, attendant la faute.
Et peu à peu, se mêler au troupeau, 
Baisser la tête, être sans faille.
S’épuiser à le croire, et à faire croire,
Cacher ses doutes, n’être sûre de rien, 
Et reproduire le schéma originel.
Famille, enfants, les années filent.
Et déjà, c’est presque la fin, 
La fin de la jeunesse trop vite passée, 
L’âge mûr et les questions sans réponse.
La peur du vide, le mal d’amour, 
La vie qui vous file entre les doigts, 
Il faut se résigner, vivre petitement, 
Il faut renoncer à tant de choses,
Qu’on aurait aimé faire, 
Et qu’on ne fera pas, 
La liste est si longue des regrets, 
Des questions sans réponse, 
Des amis oubliés, des amours jamais nés, 
Que mieux vaut ne pas y penser.
Mais: 
J’ai vraiment cru que j’avais l’éternité devant moi!






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16
JANVIER 2017

l'irréproche (lire est proche)
par Tutti Frutti


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L’irréproche.    

    Les cahiers, drones de mes idées, survolent mes tâches quotidiennes. J’ai perdu depuis longtemps le sens de la vision de moi même. Tout a vécu.

    J’ai décidé de faire confidence de mon selfie. C’est donc à ce moi même que je parle.    

    Clairement l’enfermement que je m’impose me conduit à m’examiner, à traverser son regard. Ses yeux calent un axe cupide. C’est la recherche de la bonne bouteille, celle de la fin.    

     La manipulation morbide est un tabou. Le diagnostic est t-il agnostique?    

    Mon autoportrait est découvert. Je suis gênée d’une telle impudeur. En urgence je mets ma main sur mon front. Elle fronce le sien. Notre connexion est établie. Je voie. Elle sait.     

    Quels intimes peuvent se métamorphoser? Le temps est une dimension possible. Je lui laisse du champs. C’est notre stratégie, commune.

    À quoi bon chasser l’alcool? C’est bien à lui que l’on s’adresse quand on veut casser son image, quitter ce corps soi invisible. Les mécaniques sont chimiques, je les voudrais chimères.   

     Mes joues flottent, mes lèvres détournent le souffle que je rejette. Il y aura donc une cachette, une humeur à l’abri de mes propres regards. Une larme passe comme une locomotive. J’attends ses enfants, je sais qu’ils viendront me dire que j’aurais dû ou que j’aurais pu....    

    Les traces laissés par ses griffes sur son cou, sur ses poignets, sont les preuves de son acte, de son passage. Elle refuse son internement et moi aussi d’un coup je casse les drones.    

    Ce cahier n’est pas une mémoire, c’est un goût. L’amertume après le vin trop gras, la vieille piquette.

    La présence de nos histoires efface la réalité de nos vies.
    Les images s’effacent.
    L’eau coule des jours et le malheur se noie dans l’instant du silence.

                                                Délicieuse d’une médecine en chemin, d’une vie d’abstinence et de renoncement.

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De Nicole le 26/02/2017
derrière les mots, se cachent la dure réalité de cette douce médecine. Écrire pour exorciser les cris et les regrets. Chasser la nuit qui voudrait tout engloutir, et nous condamner. Résiste.

15
JANVIER 2017

La barque à voyage
par Véro


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La barque à voyage
 
Assis dans la dune,
Les cheveux ébouriffés
Par le vent sec,
Soufflant et sifflant.
L’homme seul,
Restait là,
De l’aube au coucher du soleil.
Les jours où la pluie,
Discrète, ne se montrait pas !
Il regardait la mer
Se fondant avec le ciel.
Il observait l’horizon
Loin, loin, encore plus loin.
Quel que soit la saison,
Il rêvait de voyage,
De pays lointains,
De découvertes ou d’humanitaires
Mais partir, il n’y arriverait jamais
Jamais sans la foi
La foi que sa barque,
Cette frêle embarcation
Le conduirait vers un autre port,
Vers sa propre destination
 
Véro 15.01.2017.

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De nicole le 26/02/2017
l'homme seul....je le vois, je l'imagine et je connais son semblable. J'ai dû ecrire quelque chose il y a quelques mois, années, où un homme seul regardait la mer. Avec le tien, cela en fait déjà deux. Rassemblons-les. Ils seront moins tristes.

De tuttifrutti le 18/01/2017
Que fait cette barque dans le ciel rouge?
Que fait la mer pour ce marin transi?
A quand le volcan, le tsunami, la tornade?
Il y a bien des nains de jardin qui voyagent alors pourquoi pas une barque?

01
JANVIER 2017

Damier 2017
par Tutti Frutti


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Du noir au  blanc en guillemets sous le brouillard pour nous guider dans le jeu de la vie et nous frottant à nos amis,à nos ennemis et danser estourbis par les lumières.




Le Damier pour 2017?
et pourquoi pas?
La vie sera t-elle si sage?
Bonne Année à tous .
Que les inventeurs et les rêveurs
se retrouvent sur ce site
pour faire danser les mots.

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De nicole le 26/02/2017
Que ta volonté soit faite! Écrivons.

01
JANVIER 2017

L'an nouveau
par Véro


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L’an nouveau
La lumière se lève
Sur la campagne endormie
Par le givre, blanchie.
Les arbres aux larges branches
Dénudées de leurs feuilles
Par le vent d’hiver
Délicatement,sont recouvertes
D’un doux et léger voile
Comme le tulle d’une mariée
Virevoltante et chantante !
L’an nouveau est là
Avec son léger frimas
Les bruits de la ville
Sont comme des murmures
Presque tout est silence.
Loin du chemin
Où nos pas nous guident
Comme inspirés
Par le chant magique
De la rivière
L’envol des échassiers
Criants et vociférants
Après les intrus
Que nous sommes,
Désolés d’avoir troublé
Dans ce lieu paisible
Ces instants de grâce !

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28
DÉCEMBRE 2016

Quand rien ne va
par Nicole


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Quand tu te prends le mur, 
Que tu tombes de haut,
Que la terre se dérobe sous tes pieds,
Que le ciel te tombe sur la tête, 
Que tu crois que jamais tu ne te relèveras,
Chante.
Chante même faux. 
Chante ton chagrin, 
Chante ta tristesse,
Chante et danse, 
Danse à petits pas, 
Danse à grandes enjambées,
Danse à n’en plus pouvoir, 
Danse ton désespoir.
Danse et puis, écris.
Jette les mots sur la feuille, 
Écris encore et encore, 
Sans y réfléchir, sans y penser.
Laisse les mots te venir, 
Laisse-les sortir, 
Laisse-les se poser. 
Fais de tes soucis un poème, 
Mets des notes de musique, 
Le chagrin s’envolera.
Les mots panseront tes maux.
Chante et oublie,
Danse et oublie, 
Écris.
"Écrire c’est hurler en silence!"

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De Ondine le 01/01/2017
Danser et chanter et dire que certains trouvent que c'est dérisoire...
Partager ce que tu "escrimes", Nicole c'est sauver du malheur de ce retrouver seul face à nos écritures, d'un soir, d'une nuit, d'un matin sombre.
Merci de dire haut ce que d'autres disent bas et d'insuffler toujours le désir d'en échapper.

13
DÉCEMBRE 2016

Un après-midi en ville
par Nicole


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#954919 par vassiliki sur sxc.hu

Un après -midi en ville.

La campagne est morne, monotone, 
Je m’ennuie.
Pas envie de sortir, ni d’aller marcher.
Je me prépare un hiver de marmotte,
De marmotte grincheuse.
Je m’ennuie.
Les arbres ont abandonné la bataille.
Plus une feuille.
Il me semble qu’elles étaient pourtant là, hier.
À peine ai-je fermé les yeux qu’elles en ont profité pour tomber.
J’aurais dû mieux les surveiller.
Je ferai mieux l’année prochaine.
C’est ce que je me suis dit l’année passée.
Et voilà que ça recommence.
Ces arbres nus qui crient leur tristesse vers le ciel, 
Il me semble les entendre.
Ma tristesse rime avec paresse.
Même la ville et ses lumières ne m’ont pas apporté le plaisir attendu.
Trop de monde, trop de voitures, trop de vitrines, 
Trop de guirlandes, trop de tentations.
Trop de fête obligatoire.
Je ne veux pas entrer dans ce monde futile, 
Je veux retrouver ma monotone campagne, 
Et m’y ennuyer tranquille.
Je regarde tous ces gens qui passent, 
ou qui attendent que passe le bus, que passe le temps.
La ville grouille, la ville se donne un air de bonheur.
Ceux qui n’ont rien marchent, ils vont, ils viennent, 
Comment faire la fête quand le c?ur est triste?
Dans ma morne campagne, se trouve la quiétude.
Je m’y enveloppe, comme dans une couverture douillette.
Ailleurs, les lumières brillent, les sapins étincellent.
Ce n’est plus mon bonheur.




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