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13
DÉCEMBRE 2016

Un soir comme un autre
par Nicole


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#1170097 par Topsoft sur sxc.hu

Un soir comme tant d’autres, 
La vie est là, monotone, et douillette,
Vivre à deux, continuer la route, 
Cela devrait suffire à apporter la paix.
Mais demain?
Le c?ur est lourd, ce soir, 
La vie déraille, en silence, 
L’attente est insupportable.
Les questions restent sans réponse.
Quelque part, quelqu’un souffre, 
Demain est incertain, 
Ce que l’on croyait vrai est devenu chagrin.
Ne rien dire, ne rien faire, 
Aucun mot pour dire la souffrance.
Peser chaque parole et finalement se taire.
Il faut pourtant attendre,
Simplement attendre. 
Et accueillir ce qui sera. 



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07
DÉCEMBRE 2016

Cousin
par Tutti Frutti


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Cousin ou tipule.

Nos terres sauvages sont au bout de notre nez. Il y a des nez plats et des nez creux. Quant aux poils....

Mes chaleurs humides l’attirent, il me suis à ma sueur. Il colle à ma lettre.

Serions nous de la même famille? Aurait-il participé à la révolution numérique lui qui n’est que chimérique ?

Les grands sont inoffensifs, ce sont des petits dont il faut se méfier . Les piqueurs injecteurs nous cloquent et nous rougissent. Eux, simplement nous font croiser les yeux.

Parfois ils perdent leurs pattes. Tiens ta vu, t’a perdu ta patte! Je te la garde pour la semaine prochaine?L’humour est délétère , parce qu’à trop perdre de pattes, ils meurent. Y aura bien une grosse araignée pour les manger, les tipules sont recyclables.

C’est juste avant qu’ils pondent, 300 oeufs à la seconde et paf, dans la pelouse!Les petits ont besoin d’humidité et d’humus. Ou bien c’est l’humus qui a besoin d’eux, faut relire Wikipedia.

Ils volent. C’est magique. Ce sont des oiseaux à 6 pattes. Vous pouvez vous amuser à les compter, vous qui avez le bec en l’air. Mais pas les ailes, en l’air, pas les ailes, pour nous. 

Alors je les admire ces êtres improbables et je fixe celui là sur mon écran. Ma mémoire lui survivra et peut être aussi la votre.

( Toute ressemblance avec un être réel est fortuite ou fortune).

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De Nicole le 17/12/2016
Extraordinaire. Pour une fois, j'ai deviné de quoi il s'agissait. Ceci dit, pour parler d'un moustique, tic, tic, il y a bien des moyens.
Le plus court c'est : passe-.moi le Baygon, y a un moustique qui passe.
Mais pourquoi tuer ce moustique? S'il pique, c'est que c'est le boulot qu'il a gagné.
Un peu de considération pour ces gracieux insectes. Coiffez- vous d'une capeline, couvrez vos bras, étalez vos mousquetaires, euh, vos moustiquaires.
Et vole le moustique.

06
DÉCEMBRE 2016

La rencontre de nos mémoires
par Ondine


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La rencontre de nos mémoires.

Nos tombes seront semblables et nos mémoires enfouies à "tous" damnées.  Terribles bulles incandescentes elles doivent prendre corps avant de perdre la vie. Les personnages n’y ont ni sexe ni âge. Sauf si leur sexe et leur âge sont mémoires d’outre tombe, mémoire d’enfants ou empreintes décharnées d’effusions charnelles.

Qui a en stock la mémoire de ma naissance? Qui a gardé le premier regard de ma mère pour moi? Qui a l’odeur de son sein, la moiteur de ses lèvres?

La course est la sauvegarde. Nos mémoires communes sont unes. Les unes sont plurielles du présent. Nos présents sont ensemble en un seul mot, unique. Nos logiques s’amenuisent, les lumières se noient dans la grande lumière blanche.

Il reste, l’au-delà du langage, nos doigts croisés. Si nos doigts impuissants perdent leur trace dans la neige, il nous reste le sens de leur présence, le bruit du craquement de leur phalanges:les chatouilles.

Notre première arme est le rire. Cette hallucination collective est un spasme, un sanglot. La mort de notre mémoire est une joie immense, un sentiment de liberté.Ma première mimique a été pour ma mère, son rire ma première récompense.

Qui sait que je suis votre mémoire, que je suis vos mères et vos filles? Qui sait que ce "je" est mon prénom, un nom d’emprunt?

La mémoire de nos révoltes est dans un tourbillon noir. La fuite est nécessaire, elle nous sauvera.

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De Pascale le 18/12/2016
Pour mémoire.... ce texte s'est inspiré du film "le premier contact" actuellement en salle: un petit bijou d'humanité et de réflexion sur le langage. Un film dont on sort "guéri" de nos mémoires.

De nicole le 17/12/2016
l'envie de savoir ce que nous avons été pour nos mères, le regret de ne plus pouvoir partager, la mémoire de nos corps est inépuisable, et épuisante à trimballer.

26
NOVEMBRE 2016

Encore un automne
par Nicole


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#1328083 par theswedish sur sxc.hu


Je regarde les feuilles.
Balayées par le vent, 
Leur couleur s’est diluée sous la pluie.
Terminé, l’été.
Pas vu le temps passer.
Pas vu l’automne non plus.
Pas compris que tout est fugace.
Trop tard pour admirer les couleurs des bouleaux.
Trop tard pour profiter des lueurs orangées des chênes.
Trop tard pour m’extasier devant les vignes qui rougeoient.
Regrets. 
Regrets, morosité, inquiétude.
Envie de soleil, de bleu, de chaleur.
Envie de musique, de rires, de partages.
Envie d’oublier le gris et l’ennui.
Envie d’aimer, envie de danser,
Envie de faire marche arrière.
Envie de refaire la route à l’envers.
Même si,
Même si c’est illusoire,
Illusoire et impossible.
Tenter de vivre encore.
Oublier ce qui n’est plus.
Attendre ce qui va venir.
Accueillir les petits bonheurs.
Les cultiver.
Les faire grandir.
Exister. 



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De Tutti frutti le 22/12/2016
Ah, le temps de la sagesse, dépouillée des ailes de l'insouciance, des envies de raffinement, de thé avec les petits fours, ceux à la noix de coco soupoudrés de gingembre, des petits baisers délicats, et le délice de la paresse!

26
NOVEMBRE 2016

Le vent qui souffle...
par Nicole


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#1421811 par flikflak sur sxc.hu


Le vent souffle, s’essouffle, 
Vent d’automne, monotone,
Il tambourine sur le toit, 
Sur le toit de tuiles rouges,
Tambourine sur les volets,
Les volets qui sont fermés.
Le vent enfle, et frappe, et cogne.
Il secoue en vain la porte.
Il traîne sur son aile la pluie et le gris.
Il efface d’un seul coup les couleurs, les parfums,
Il balaye sans répit les feuilles tourbillonnantes, 
Dénudant sans pitié mes arbres ensoleillés.
Il sonne l’hallali qui annonce l’hiver.

J’aime les vents chantants, les vents doux, 
Les vents chauds à l’odeur de vanille.

Je voudrais des zéphyrs, des alizés, 
des brises légères à l’odeur sucrée, 
Le vent marin qui conte des histoires, 
Et des rêves dans la chaleur du soir.

J’aimerais être l’oiseau qui joue, 
Dans le ciel bleu  d’un éternel été.






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20
NOVEMBRE 2016

Rupture
par Tutti Frutti


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Rupture.

Je veux construire un avenir qui n’a pas de passé. Je veux lâcher mes vieilles querelles. Je veux chez le marchand acheter neuf.

Je jette l’unique. Je conquière les enchères. Je suis le "je" primaire qui me définit une dividende. Ma valeur est sans cote, mes godillons n’ont pas de plumes.
C’est sur ce marché que je me choisis. Le choix est unique puisque je suis seule.

Puis, tu viens. Je tente. Ton toi primaire est une colère. Ton choix se roule à terre, forme un tas comme les taupes. C’est bien pour mes plantations. Tiens, prends mon avenir, il est de ta fleur de poil.

Le joli remplit les "oui". Nos tours de têtes sont des infinis, des ?ufs collés au centre. 
Le tremblement arrive, il sera terrible. Seul celui qui garde le chapeau aura la tête garnie. 

Le premier repos scelle notre union. Voilà le "je" du pluriel de "toi" . C’est notre anniversaire, l’unique puisque premier.  Nos souffles sont nos baisers. Nos primaires s’accouplent. 

Nous courrons, sans laisse, comme des machines. Parfois nous nous arrêtons, craignons l’essoufflement, repartons exsangues. Oh, rythme, ce nouveau c?ur insomniaque est t-il l’unique?

Appuyée,je porte. Élevée, je supporte. En mouvement je transcris. Je veux un hamac contre mon vélo. Tu est ma pluie, le toit de ma chanson, mon tapis de danse.

La rupture est un style cruel, le seul disponible. Mes souvenirs sont rasés, concassés. Soudain, le monde est à mes pieds, il roule, c’est un escargot.

Sa bave est mon chemin, il me conduit sur une salade. Nous la croquons. Il n’y a pas d’antidote, seulement de la renoncule.

Le sirop d’érable étale le temps. La rupture est la devise de la longévité. Fera t-il froid cet hiver? Coude â coude, doigts empoignés nous fâchons nos primaires de temps d’insolence. L’Amour est une balançoire. Nous sommes assis sur la planchette et nous préparons la chute: une belle omelette!

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De nicole le 17/12/2016
il me faudra du temps pour arriver au sens, si j'y arrive! Mais il y a là -dessous une histoire d'amour, des mots bizarres, qui surgissent sans qu'on s'y attendent, mais là est la beauté du texte. La difficulté force l'attention, nourrit l'imagination. Merci, Pascale de me redonner goût aux joutes écrivaines.

18
NOVEMBRE 2016

La mémoire du poisson rouge
par Nicole


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#1416431 par kellyeld sur sxc.hu

La mémoire du poisson rouge.

Le poisson rouge tourne dans son bocal. 
À quoi pense-t’il?
Pense-t’il vraiment?
Ou attend-il tranquillement l’heure de son repas?
Attend-il seulement?
Sait-il, le poisson rouge, que le temps passe, 
Que le temps n’est pas immobile, 
Que l’eau a coulé sous les ponts, 
Sous les ponts des rivières, 
Des rivières où nagent depuis toujours ses ancêtres poissons.
Il tourne en rond, le poisson rouge, 
Dans son bocal, il fait des bulles, 
Des bulles qui éclatent en silence à la surface.
Sait-il compter le nombre de bulles, le nombre de tours?
Ce poisson rouge tourne, paisible, ignorant les heures, 
Il tourne, toujours dans le même sens,
Sens unique, pour vie unique, 
Sens interdit, pour poisson prisonnier.
A-t’il envie de s’évader? 
A-t’il envie de sauter hors de l’eau?
Dans la mémoire du poisson rouge,
Il y a peut-être des sirènes qui nagent.






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De Ondine le 06/12/2016
Je veux mettre ce poisson en bulle pour l'envoyer dans les airs de ces temps innombrables voleurs de mémoire. Sommes nous les sirènes de nos poissons prisonniers de nos fantasmes? Nos chants traversent les eaux troubles de nos larmes, pour dans l'osmose parler d'amour.

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