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16
NOVEMBRE 2016

JULIETTE
par Didier


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#1077190 par Mmagallan sur sxc.hu

Je rêve d’être un avion
Funambule des nuages
Qui t’emmèneen voyage
Au bout de l’horizon
Sur ses ailes de papillon.


Je veux être un train
Qui te porte en cadence
Sur la voiede l’existence
Être un Orient Express
Pour qui rien ne presse


Je suis un pâle souvenir
Image du passé froissée
Sans unsouffle d’avenir
Locomotive à vapeur rouillée
Abandonnée aufond d’un pré

Je suis une simple roulotte

Qui, lentement, cahote
Fragilecomme une cruche
Dans les ornières, les embûches
Des cheminsde traverses.


Quand tu aspires aux limousines
Moelleuses et confortables,
Auxpistes de ski alpines,
J’ouvre les portes de grange
Pour quepersonne nous dérange


Je resterai toujours l’idiot
En jeans crottés, en sabots
Quijongle avec les mots
Pour te tresser des couronnes
D’étoilescomme à Vérone

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De Tutti Frutti le 06/12/2016
L'avion, la locomotive, la roulotte, les rêves se posent et sentent bon le crottin... Le poète, ce benêt aux yeux écarquillés jouerai y-il encore avec ses petites voitures? Toute Amor, du bout des doigts....

06
NOVEMBRE 2016

La légèreté n'est plus ce qu'elle était.
par Nicole


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#1392158 par MEJones sur sxc.hu



Danser sur un pied.
Tournoyer sans tomber, 
Tourner sans vaciller, 
Je l’ai fait souvent, il y a des années.

Marcher à cloche-pied 
Sur le bord de l’allée, 
Je l’ai fait aussi, toujours sans tomber.

Danser sur mes deux pieds, 
Essayer de valser, 
J’ai tenté hier, et je me suis coincée.

Monter un escalier, 
En posant bien mes pieds, 
Je l’ai fait, hier, et je me suis couchée.

Ainsi vont les années, 
Un jour on réalise que les temps ont changé.
L’envie est toujours là, 
L’espoir encore persiste, 
L’idée folle que les autres sont vieux, 
Et que vous, vous êtes moins vieille qu’eux,
Que leur peau est ridée et leurs cheveux blanchis, 
Mais que la vie ne vous a pas encore fané.

Hélas, tout n’est qu’illusion, et désillusion..
Vous voudriez valser, 
Vous aimeriez courir, 
Mais le temps est venu de la marche assistée.
Hier encore....
Et Maintenant....
Que vais-je faire? 
Oublier les douleurs, et danser dans ma tête, 
Danser avec le loup le renard et la belette, 
Essayer d’taper du pied, 
Faire comme le loup, le renard danser. 









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De tutti frutti le 07/11/2016
Fine comme le roseau, légère comme l'oiseau, diable quelle était belle cette petite femme là! Il suffit de l'installer sur un tapis volant... que l'air voile le temps qui passe et elle est là devant nous jusqu'à nous faire tourner la tête.

01
NOVEMBRE 2016

UN OISEAU EST PASSE
par Liliane


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#1413673 par ShadowRave sur sxc.hu


un oiseau est passé

UN OISEAU EST PASSE


un oiseau est passé,  
Là, au-dessus de l’allée!
De son aile,
Une plume est tombée,
Toute belle et luisante, 
Sans avoir vu l’oiseau,
Tu l’as ramassée,
Rentrée à la maison,
Sur la table, l’as déposée,
Puis, dans la soirée, examinée,
Dis moi, demandes tu,
quel est l’ oiseau, 
Qui de son aile a perdu cette plume,
Et pour quelle raison !
Mais pour que poussent les nouvelles,
Elle était encore belle !
Quelle signification,
Dans la nature,
Peuvent avoir ces mots :
Encore belle, encore beau,
Corbeau !
Que dis-tu ! Cela n’est pas,
N’est Pas une plume de corbeau,
Elle est de trois couleurs,
Et puis... Et puis arrête, arrête,
Arrête de discourir pour ne rien dire !
Regarde la beauté de cette plume,
Retourne là dans tous les sens,
Pense là sous tous ses aspects,
Trouve lui des symboles,
De ceux que tu ne connais pas !
Car c’est peut-être simplement pour cela,
Que dans ton jardin elle est tombée.

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De Colombe le 08/11/2016
Chère Liliane, moi aussi j'aime les plumes (peut-être à cause de mon prénom?). J'en trouve de toutes les tailles dans notre petit jardin, où il y a des tas d'oiseaux différents. Et je les ramasse lorsqu'elles ne sont pas abimées. J'aime les plumes, ce sont de beaux objets, à la fois si simples et si ingénieux...

De Tutti frutti le 07/11/2016
Par la plume, trouvez l'oiseau. Par l'oiseau, trouvez le nid. Par le nid, trouvez l'arbre. Par l'arbre, trouvez la forêt. Par la forêt, trouvez le pays.
Par le pays, trouvez le monde. Par le monde, trouvez l'univers. Dans l'univers trouvez ce jardin. Dans ce jardin trouvez le visage de cette femme, qui regarde une plume. C'est la première fois, pour la plume comme pour vous...

De vero le 05/11/2016
J'adore ! prends -là en photo !

29
OCTOBRE 2016

Arbre Rouge
par Ondine


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L’arbre rouge.
 
Joue et regarde. Le lion écarte sa trajectoire. Il est contre lui comme une pomme lisse. Je trouble des mots qui se connaissent. C’est pour éviter les fortes têtes.
 
Le poing dans mon pouce plié masse une chenille. Nous passerons sous la lumière, transluder sa couleur. Je coupe des mots collés. C’est pour te créer.
 
Passer entre les feuilles jouxte l’insolite. Je raisonne en gamelle quand le lion s’échappe. Je ne vois que les conifères bleus. L’infini rétrécit. C’est posé.
 
Nous mangeons simplement les raisins noirs dans l’opale des interstices. La lumière éclabousse, le banc nous ramasse. C’est pour lever les yeux, le regarder net.
 
L’arbre rouge est un chemin dédale. En haut comme en bas, il se retourne. La poudrière luit, je lui donne des flammes, elle explose en larme. Ému, enfin entendu, gêné comme un enfant gâté, divinement crétin, cet arbre s’évanouit.
 
C’est une forêt humaine. Tous immobiles, soumis aux vents. Et nous devant, croyant la contempler, nous créons l’illusion. L’arbre rouge  existe, sa vie s’éclate  et, nous, de nous esclaffer.
 
Ses feuilles volent et nous avec. Quand le tourbillon passe, nous sommes dans ses bras.

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De Nicole le 12/11/2016
l'arbre rouge passe devant mes yeux. Deux oiseaux s'accrochent aux branches. Moi aussi, je résiste pourtant, pas envie d'être enfermée dans ton poing serré.

De Nicole le 12/11/2016

27
OCTOBRE 2016

Moi, mes lubies....
par Nicole


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#795357 par Onylin sur sxc.hu

"Moi ma gueule et mon sac à dos....( Slimane)

Moi, mes lubies et mes idées folles,
Je tourne en rond comme une toupie, 

Je saute par-dessus les évidences, 
Rien ne m’arrête, rien ne m’effraie, 
Sauf peut-être le quotidien et ses pesanteurs.
Sauf sûrement la peur du lendemain.

Moi, mes lubies, et mes idées folles,
Je tourne en rond comme une toupie.

Chaque jour, une nouvelle envie, 
Chaque soir, un nouveau chagrin, 
Chaque matin, un nouveau défi, 
Chaque soir, un nouveau souci.

Moi, mes lubies et mes idées folles,
Je tourne en rond comme une toupie.

Je voudrais, j’aimerais, encore, encore, 
Si seulement, si j’avais su, si j’avais réfléchi!
Je n’ai rien appris, j’ai foncé dans la vie, 
Sans voir qu’il y aurait une date limite.

Moi, mes lubies et mes idées folles,
Je tourne en rond comme une toupie.

Ma longue-vue est devenue lorgnon, 
Mes pas empruntent le même chemin, 
Ma boussole indique la même direction, 
Et moi, je suis lasse et immobile.


Moi, mes lubies et mes idées folles,
Je tourne en rond comme une toupie.

À force de tourner, j’ai perdu le sens des réalités, 
À force de résister, j’ai perdu le goût des choses, 
À force de refuser, j’ai perdu l’envie d’avancer,
À force d’ignorance, je n’ai pas vu le temps passer.



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19
OCTOBRE 2016

MAINTENANT
par Liliane


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#1326787 par Katkaak sur sxc.hu

 
    MAINTENANT
 
 
L’homme des cavernes parlait,
Par onomatopées !
Maintenant il y a d’autres façons de faire,
Pour le langage de robots débutants,
Aux émotions virtuelles !
Evidemment tous ces j’aime,
J’adore,
Tous ces grrr,
Valent mieux que rien ! n’empêche...
N’empêche que sur l’écran,
J’ai comme une envie ...
Comme une envie de voir plus loin,
Voir sous la ligne d’après,
S’il n’y a pas un plus de caché !
Puis je reste comme dépossédée,
Dépossédée de moi-même !
Et de l’autre,
Bien que ne l’ayant jamais possédé,
Or de l’homme avec son coeur,
Son esprit, son âme peut-être !
Avec, maintenant en régression,
Ce langage télégraphique,
De l’homme, que reste t-il !
Des doigts agiles qui courent et clic,
Une machine ou dans la poche un p’tit boîtier,
Des p’tites icônes qui vont et viennent,
Des mots étranges qu’il faut apprendre,
A déchiffrer, à retenir,
Puis trois p’tits coeurs, un p’tit ballon,
Un p’tit chien, un p’tit lapin,
Trois p’tits tours et puis s’en vont !
Oh !  Ronsard,
Le temps de ce que vivent les roses,
Maintenant n’est plus !
Que passe aussi celui des robots,
Des robots arrivés !
En attendant  je clic sur j’aime,
Rarement sur j’adore,
Et je relis les rhinocéros !
Les rhinocéros d’Eugène Ionesco.

                                               extrait du recueil : qui me dira Liliane Doloire

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De Colombe le 08/11/2016
En 1990 déjà, j'avais écrit ce petit poème :
L'an deux mil
Verra-t-il
mettre au rebut
restés sans but,
sans plus de regret
que pour le stylet,
à l'ère de l'image,
n'en ayant plus l'usage,
nos crayons, plumes, stylos,
feutres, bics et stabilos,
pour les souris et les claviers,
comme on a fait des encriers ?
L'an deux mil
verra-t-il
tout copier
grâce au laser, (prononcer lasé)
et mettre au rejet,
restés sans objet,
ces petits ustensiles
devenus inutiles,
au profit d'autre gadget
utilisant les sons, et
les enfants demander : "écrire ?
Mais qu'est-ce donc que çà veut dire ?"

De Ondine le 29/10/2016
Ces robots cachent des monstres bien plus humains qu'ils en ont l'air. L'art des apparences est flashé par le web. La morale est-elle une philosophie?

19
OCTOBRE 2016

UN AUTRE REGARD
par Liliane


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#1423489 par nh313066 sur sxc.hu

UN AUTRE REGARD


Le silence descendait sur la ville,
Le ciel palissait avant que de s’obscurcir,
Et la nuit allait vaincre l’ennui,
De celui qui, solitaire, s’endormait !
Regard renversé, il sillonnait l’espace,
Fécondait le temps, 
l’univers sur lui-même,
Magnifiquement recourbé !
Des phantasmes naissaient,
Formes et couleurs,
Destin évanescent,
Dissout en un instant,
Dimension abstraite,
Géométrie intangible,
Les lois n’avaient plus de sens,
N’avaient jamais existées,
À chaque fraction de seconde,
L’illusion lovée se déployait toute,
Dénonçait l’imposture,
Qui de l’autre côté du regard,
Proclamait sa réalité,
Mais rien,
En dessous des paupières closes,
Dans leur vulnérabilité inviolable,
Rien jamais n’était partagé,
Le dormeur gardait son secret.
                                       Liliane Doloire qui me dira

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De Ondine le 29/10/2016
La distension fascine, l’œil s'y crée mille reflets. Dans l'autre réalité nait la métamorphose. Les poètes ne sont-il pas des magiciens?

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