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16
DÉCEMBRE 2017

Les mots comme un tsunami
par Nicole


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#954919 par vassiliki sur sxc.hu

Les mots comme un tsunami. 


L’inspiration existe-t-elle?
Les mots qui viennent sont-ils le fruit de mon imagination, 
Sont-ils le fleuve qui emporte les soucis, 
Ou les larmes qui se tapissent dans l’ombre d’un coeur inquiet?
Ces mots qui naissent  brusquement, sans prévenir, 
Sont-ils des souvenirs refoulés, des traces d’un vécu oublié?
Suffit-il d’ une chanson remontant du passé, ou entendue par inadvertance, 
Pour que la plume à nouveau s’ agite, spontanément, 
Et livre une histoire à peine ébauchée, 
Une histoire au hasard, sans trame, sans épaisseur, 
Délivrant quelque fois tristesse et nostalgie, 
Dévoilant en secret les craintes et les regrets.


Je ne sais pourquoi les mots m’entrainent sans que je les choisisse.
Ils sont là, et défilent, ils me prennent par surprise, 
J’écris, j’avance sans savoir où je vais.
Ni rimes, ni raison, ni drame, ni sonnet.
Quand seront asséchées les sources qui jaillissent, 
Je relirai ou pas, je garderai ou j’ effacerai, 
Je suis un écrit-vain, une écrit-vaine, 
Une équilibriste sans point d’équilibre, 
Une funambule, au bord du gouffre, 
Écrire sans savoir pourquoi, 
Se laisser emmener par un flot incertain, 
Et quand la plume se déplume, et que plus rien ne vient, 
Refermer le cahier et oublier enfin.

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De Tutti frutti le 17/12/2017
La Vanité de l’écrivaine qui cherche son talent pour en faire commerce trouve ici son destin. Puisse que personne ne découvre un jour les cellules de notre cerveau à implanter pour créer les génies. Laissez nous faire de la pâtée de mots , les empiler puis les jeter en vrac dans un sac de billes.
En boire et en manger serait plus utile. Qui veut essayer?

16
DÉCEMBRE 2017

Au jardin des souvenirs
par Nicole


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#982888 par andreyutzu sur sxc.hu

Au jardin des souvenirs, je ne veux plus aller.
Le coeur se serre, les larmes perlent, 
Mon enfance est là, sous ce marbre froid.
Le passé remonte par bouffée, 
Je ne savais pas qu’ils allaient tant me manquer, 
Si longtemps après leur départ. 
J’ai besoin d’eux, aujourd’hui.
Je voudrais ne plus être cette vieille orpheline.
Je voudrais retrouver la chaleur des années disparues.


Au jardin des souvenirs, je ne veux plus aller.
Et pourtant, je suis là et je plonge dans mon histoire.
Quelques fleurs dérisoires contre trop de silence.
Le temps qui me reste me semble si court.
Je venais là, enfant, insouciante, comme au musée.
Je lisais les noms, les dates, je regardais les photos.
Tout était irréel, loin de ma vie d’enfant égoïste.


Au jardin des souvenirs, je ne veux plus aller.
Je reviendrai, pourtant, je le sais.
La pierre froide me raconte mon histoire, 
Celle que j’ai enfouie, piétinée, oubliée, 
Pour ne pas souffrir, peut-être.
Les questions que je me pose resteront sans réponse.
Les noms gravés sur la pierre blanche me brûlent les yeux. 
Au jardin des souvenirs, se trouve mon passé.

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16
DÉCEMBRE 2017

Le Noël de Tom
par Nicole


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#1158157 par lizevans sur sxc.hu

Tom attend le Père Noël.




« Je veux une voiture qui marche toute seule. Une rouge. Et avec des vrais phares. »
Tom est assis sur le canapé, et feuillette le catalogue du Père Noël.
Il fait des croix, beaucoup de croix, il veut tout.
Sauf les poupées, c’est pas interessant. 
Quoique, il aimerait bien en avoir une quand même. Avec de longs cheveux. Comme ceux de Charlotte, sa s?ur. Comme ça, il pourrait couper les cheveux, sans se faire gronder. 
L’autre jour, il avait voulu jouer au coiffeur, et avec les grands ciseaux de maman, il avait un peu raccourci les longues mèches bouclées de sa s?ur.
Et ça avait fait un tas d’histoires.
«  Tu as gagné ! Pas de dessert ce soir. » avait dit maman.
Sa s?ur pleurait, inconsolable. 
On aurait pu croire  qu’elle était devenue chauve d’un seul coup..
Tu parles, pour deux ou trois mèches derrière la tête,  ça ne se voyait même pas. Toujours à faire sa poulette à sa maman. 
Les mèches en question gisaient sur le tapis.
Charlotte sanglotait. 
Tom, pas très fier de lui, proposa de les recoller. 
Il ramassa les mèches en faisant la grimace, et en se bouchant le nez.
« Ça pue la cocotte. »
Attrapant le rouleau de scotch posé sur la table, il entreprit de remettre en place les boucles blondes. 
Charlotte hurla de plus belle. 
Et Tom fut prié d’arrêter ses bêtises.
« Peuh!  Elle en fait des tonnes. Ça va repousser. C’est pas un drame. »
Pour finir, il se retrouva enfermé dans sa chambre, avec interdiction d’en bouger.
Et comme il s’ennuyait, il décida de décorer les murs. Aussitôt dit, aussitôt fait.
Un coup de crayon feutre rouge, un peu de vert, du jaune, et voilà,  le mur transformé en forêt vierge. 
Il manquait des lianes pour que Tarzan se balance. 
Allez, un feutre marron, et des lianes partout. 
Il alla chercher son Tarzan sur l’étagère, et lui fit grimper le long des troncs d’arbre. 
Au bout d’un moment, Tarzan fut fatigué, et poussant son cri de guerre, il alla s’affaisser sur la moquette. 
La porte s’ouvrit. 
Tom s’écria, sans se retourner: « Tiens,  voilà Cheeta. »
Mais ce n’était pas la guenon...c’était maman, qui entendant les cris, venait voir ce qui se passait.
Et Tom  fut puni.  Maman n’aimait pas Tarzan. 
Pas de dessert pendant toute la vie? 
C’est ce qu’elle avait dit, Cheeta? 
Tom avait mal compris. 
Maman avait dit: «  Pas de dessert jusqu’à nouvel avis. Tu as dépassé le nombre de bêtises autorisées. Si tu continues comme ça, le Père Noël ne t’apportera que des peaux de bananes. »
Apparemment, Maman n’avait pas apprécié que Tom l’appelle Cheeta.
Et Noël approchait. 
Tom avait demandé, l’air de rien, si il pouvait savoir à l’avance le nouveau nombre de bêtises autorisées.. 
La réponse le laissa sans voix. 
Aucune. Rien. Zéro.  
Pas d’ autorisations de bêtises avant l’ année prochaine. 
Tom avait compté sur ses doigts.
Novembre, décembre. 
Il restait deux petits mois de rien du tout avant l’année  prochaine. Il suffisait de se tenir tranquille. 
En attendant l’année prochaine, il préparait sa commande au Père  Noël.
Il avait bien tout regardé, il n’ y avait pas de peaux de bananes dans le catalogue.  
Maman racontait des choses bizarres parfois.
Il avait déjà coché trois vélos , un tracteur énorme, mais chouette. Avec plein d’accessoires indispensables. 
Il avait aussi choisi un pistolet, un arc et des flèches, un tambour, une panoplie d’indien...
Avec la panoplie , l’arc et les flèches, il pourrait jouer aux indiens et capturer sa s?ur...il se régalait à l’avance.
En tous cas, c’était super dur de ne pas faire de bêtises. Chaque jour, il comptait et recomptait les jours qui restaient, et il en restait plus que de doigts des deux mains.
Le plus difficile, c’était de ne pas faire enrager sa s?ur, qui chourinait pour un rien. Toujours à crier pour n’importe quoi, tout ça pour faire punir Tom. 
La chouchoute à sa maman...
Dès qu’il aurait récupérer son droit aux bêtises, il lui réglerait son compte.
Et rien que d’y penser, il se releva, et se mit à danser comme les indiens, autour de la table du salon, en poussant son cri de guerre.
Quand le vase préféré de maman s’écrasa sur le sol, l’indien s’arrêta net, pétrifié. 
Cette fois, il aurait droit aux peaux de banane dans ses petits souliers.
*****************************************************************************


Il s’attendait à voir Maman arriver. 
Et il se préparait à être puni, privé de dessert, enfermé dans le placard à balai, expédié chez Tonton Jules, ou pire encore.
Comment se sortir de ce bazar de bazar, de bazar de bazar!! 
( C’est ce que disait Papa quand il était en colère.)
Il pouvait accuser Charlotte, elle serait expédiée chez Tonton Jules, et lui, il serait bien débarrassé. 
Mais Charlotte était chez Mémé Paulette pour la journée.
Tant pis..
Il réfléchissait si fort à trouver une solution, qu’il en devenait tout mou. Plus de force. Il était cuit, comme un spaghetti cuit, il allait être privé de dessert toute sa vie. 
Il entendit des pas dans le couloir. 
Le Dragon vert, enfin Maman, arrivait.
Soudain, Tom aperçut le chat, Rustine, couché sur le fauteuil. 
Le coupable idéal.
Il se dépêcha d’aller tirer la queue du chat, qui avait horreur de ça. 
Comme prévu, Rustine bondit, fit le gros dos, et sauta du fauteuil en crachant, 
Juste au moment où Maman ouvrait la porte, l’air inquiet.
En voyant les morceaux du vase éparpillé sur le tapis, elle s’arrêta. 
Et les mains sur les hanches, elle se tourna vers Tom, qui s’était remis à faire des croix dans le catalogue, comme si de rien n’était. Pour faire plus vrai, il avait mis son casque de VTT sur sa tête. 
À la question : «  Tom, qui a fait tomber mon vase? », Tom ne répondit pas.
Il ne pouvait pas entendre, son casque lui bouchait les oreilles.
Il ne releva pas la tête, et continua de feuilleter le catalogue.
Maman lui toucha le bras.
Il sursauta.
Le parfait innocent.
Le chat était perché en haut du buffet, l’air furieux.
Maman reposa sa question, en désignant d’un doigt menaçant les morceaux de verre bleus.
« Qui a cassé mon vase? »
Tom continua à faire l’étonné, celui qui n’avait rien vu, rien entendu.
« Ah,  ben ça alors. Ton vase! Il est tombé? J’ai rien entendu. Je sais pas qui qu’a fait ça! »
Et faisant mine de découvrir le chat, il le montra du doigt...
« C’est Rustine, à tous les coups. Tout à l’heure, il faisait le fou avec sa baballe. »
Maman soupira. 
« Le chat? Il ne bouge pourtant pas beaucoup. Mais s’il fait des dégâts, on 
va régler le problème. Ce chat mange comme dix, il ne fait que dormir, et voilà qu’il casse mon vase préféré. Nous allons nous en débarrasser. Je vais chercher son panier, et nous irons le perdre dans la forêt..Tant pis pour lui. »


Tom sursauta. 
« Oh! Non, Maman. Il ne l’a pas fait exprès. »


« Non, non. Pas de pitié pour les mauvais chats. »*


Tom renifla. Il pensa à Noël, aux peaux de bananes qu’il aurait dans ses souliers, ce serait dur. 
Mais aller perdre Rustine dans la forêt, où il serait dévoré par les loups, à tous les coups, il ne pouvait pas laisser faire ça.


Il enleva son casque de vtt.
Il referma le catalogue de jouets.
Il posa le stylo.
Il se prépara à être privé de dessert, à aller chez Tonton Jules, à rester enfermé dans le placard aux balais ( avec la sorcière de la rue Mouffetard.) *
Rustine était son chat préféré, celui avec qui il jouait, avec qui il dormait, avec qui il partageait sa viande, sous la table.


Alors, en reniflant, il dit, à voix basse:
«  C’est pas Rustine le coupable. C’est moi. »


Maman le regarda, avec l’air de quelqu’un qui savait déjà la vérité.
Elle alla récupérer Rustine toujours perché sur le buffet, le caressa en disant :
«  Mais non, ne crains rien, mon chat, pas question d’aller te perdre dans la forêt. Tu es le chat préféré de Tom. »


Tom attendait la suite. 
Quand Maman lui ordonna d’aller chercher la pelle et la balayette pour ramasser les morceaux de ce vase, il courut et revint en quatrième vitesse.


«  De toute façon, ajouta Maman, je le détestais ce vase. Mais comme c’était un cadeau de Mamie Paulette, je ne savais pas comment m’en débarrasser. »


Elle quitta la pièce, emmenant les débris du vase, en disant :


«  Cette fois, Tom, pas de punition. Tu as dit la vérité, c’est bien. »


Tom, soulagé, se laissa tomber sur le tapis. Rustine retourna se coucher sur le fauteuil.
Tom reprit son catalogue, en souriant. Il décida de chercher un cadeau à offrir à Rustine. Et à Maman. Et à Papa. Et à Charlotte. Et à Mamie Paulette.
Sans oublier de faire des croix à toutes les pages de jouets pour garçon.
Il fallait arrêter les bêtises...
Noël approchait. 
Est-ce que ses souliers seraient assez grands pour contenir tous ses cadeaux?
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« Pas de pitié pour les mauvaìs chats » Les contes du Chat Perché, Marcel Aymé« La sorcière du placard à balai » Pierre Gripari.





























































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16
DÉCEMBRE 2017

était il est ...
par Liliane


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#1406450 par kiwibird99 sur sxc.hu

IL ETAIT ... IL EST


Il était le rêve,
D’un monde céleste,
Gardien ancestral,...
D’étranges contrées,
Il était l’ombre de l’ombre,
A l’orée des forêts,
Il était le soleil,
A ne pas regarder !
La terre l’habillait,
De branches et de feuilles,
Il était la nuit,
Au reflet de lune,
Il était gardien,
A ne pas braver !
certains l’ont aperçu,
En ont senti le souffle...
le souffle sur leur front,
Or nombreux sont ceux,
Qui ne savent pas,
Et marchent dans son monde,
D’un pas lourd et bruyant,
Eclate de rire,
Alors qu’il faudrait se taire !
D’autres encore,
D’autres ne savent pas ...
Qu’ils le cherche sans fin.


Liliane Doloire texte protégé

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06
DÉCEMBRE 2017

questions réponses
par Liliane


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#1421410 par johnnyberg sur sxc.hu


Questions réponses 

A voix haute je me suis demandée,
Que vois-tu de l’autre côté du temps !
Attends ! Je ne suis pas arrivée,...
Et ne sais pas encore ce qu’il y a,
De l’autre côté du temps !
J’entends des frémissements,
J’entends des chuchotements,
Mais tu parles, tu parles!
Je réponds et je marche,
Marche sans fin,
Mes pas résonnent,
Au chemin qui regrette le silence,
Le silence d’avant moi qui questionne!
L’autre côté du temps,
Ne se donne pas,
Il vient demain ou beaucoup plus tard,
Tu aimerais bien sûr l’imaginer,
Ou mieux le percevoir,
Mais là calme toi et crois moi,
Cela ne sera pas !
Il se peut cependant,
Que l’après du temps,
Doucement t’apprivoise,
Ou que par surprise,
Pour une vibration continue,
Dans sa totalité,
De l’avant vers l’après,
Il se révèle
Quoi qu’il en soit,
L’un vers l’autre vous allez,
Alors, de toute façon,
Un jour tu seras,
Tu seras dans l’après,
L’après du temps,
Et là tu sauras,
Sauras peut-être
ce qu’est l’après...
....l’après du temps.

Liliane Doloire

2 décembre 2017 texte protégé

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De Nicole le 16/12/2017
L’autre côté du temps? Liliane, où vas-tu chercher tout ça ? Je m’embrouille. J’aurais besoin que tu m’ expliques..
Avant, après, pendant, c’est compliqué, et le temps que je comprenne, il ne sera plus temps.

De tutti frutti le 06/12/2017
Ouf je ne suis plus toute seule à avancer dans le silence et supporter l'immense poids de la solitude...
Merci, merci et encore merci pour ce doute et cette certitude sans cesse renouvelées sur notre existence et notre humanité qui se rassure d'un rien et s'inquiète de tout.

28
NOVEMBRE 2017

Cocon
par Tutti Frutti


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Cocon 

    Du reste du vent, sieste possessive, les virages bruts heurtent un tracteur. Ce nez à nez brise ma fougue. Du rond au blond je sauve mon langage d’une vague pour rester dans la promesse d’un désir. 

    La monotonie des trajets "maison-boulot" est une quête. L’exactitude est soldée et je baisse la tête en tournant la clé d’acier de ma porte de verre. 

    Le sous bois miroir est au fond de ma petite salle de consultation. Je lui met la lumière, il la transforme en soleil. J’électrise la bouilloire sous les ventouses.Je tamise l’ambiance avec les leds et je m’installe à ma table bar sur ma chaise haute tournante. À droite l’imprimante à gauche ma mémoire vive,mon intelligence peut démarrer. 

    Je baisse la tête et j’écoute. Je lève les yeux pour parler, les écarquille pour écrire. Je finis par un clignement de sourcil.
Je trottine. Les pas chassés pour ouvrir la porte,une cabriole pour fermer le placard,un genou à terre pour sentir une plaie, mon corps s’exprime. 

    Je réalise soudain que je suis seule. Le souvenir de mes consultations se noie dans ma lassitude. Dehors un brouillard épais m’acquiesce. Dehors les nouvelles des Autres,des ennemis, des traites, de la politique à Macron et bien pire....

    J’éternue. J’ouvre la conscience de moi même maintenant que j’ai découvert son existence. Si je veux devenir petite et forte il me faut penser à mon boulot-cocon.

    Cette idée me plaît. Ce n’est pas moi l’éternité, c’est vous.


                                                            Délicieuse au quotidien, petite médecine pour les Nuls.

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De nicole le 16/12/2017
Je vois. Je reconnais. Je connais le docteur poète interprète, qui nous dévoile l’intimité de son cabinet.
Les mots pour le dire...
Tu es en colère, Docteur?

De nicole le 16/12/2017

27
NOVEMBRE 2017

Une dent
par Ondine


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L’idée d’une dent.


Juste grande pour parler le sourire en gardant le contact mais sans faire de phrase car je n’ai pas le verbe.
Ce début de fin m’interdit de commencer.


Comme elles sont grandes mes dents!


Ce sera aujourd’hui ton seul commentaire.
Un autre jour, cela m’aurait fait rire.
Aujourd’hui je ne t’ai pas embrassée, tout juste enlacée de mes bras, ballants.


Mes paroles pleurent alors que mes yeux sont secs. Nos mains sont froides. Le chat marionnette s’improvise un théâtre canapé. C’est un grand chat pour un petit théâtre.


Des jardins et des maisons anonymes improbables content les couleurs et les gouttes d’eau vertes.


Ma dent querelle une ortie pour découvrir une orchidée. Elle n’est pas fleurie,elle guette le printemps derrière la vitre.


Une voiture noire ouvre la porte de la maison de retraite et tu ne sais pas t’évader avec elle. Je ne te montre qu’une dent celle de devant, inerte, à peine découverte pour te reposer.


Un jambon beurre butine mes gencives. C’est celui de tout à l’heure, il m’a fallu ma grande dent.


Seules les mères grands montrent leurs dents. Je ne serais pas de celles-là.


Je veux seulement encore vivre avec toi, sans parole ni loi,sans rien qui puisse paraître de nos différences. 


La seule vengeance qui m’anime est celle de la louve. Elle a des bleus dorés en place des yeux. 


Je les enfouis dans mon pelage mais je ne peux pas dormir. Cette fin de jour aimerai commencer. 


Et le prochain voyage me tourmente déjà. Ton visage s’efface dans un sourire furtif. 


J’aimerai seulement te caresser les cheveux et te regarder dormir.


Ta petite Pascale a quitté ta mémoire. Je mords à la mort cette dernière pensée.


Délicieuse médecine: pensées intimes.


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De nicole le 16/12/2017
Les mots sont si justes, que me reviennent mes douleurs du temps où ma mère était devenue autre. Il m’a fallu beaucoup de temps pour que revivent les jolis souvenirs.

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