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10
JUIN 2017

Tilt test
par Tutti Frutti


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Tilt test.
 
Être ou ne pas y être, c’est sans doute ne pas"sous-être ".
 
Cette excentricité cache une profonde dépression,celle du "sous- homme". Ceux qui n’en sont pas se reconnaîtront.
 
Le Vagal est ce sous-malaise qui l’a fait uriner sous lui. Ses yeux lamentables le rhabillent d’un revers de main. Ce n’est plus pouraller voir les femmes... ce sont nos billes qui roulent sous la table en faisant un boucan du diable.
 
Je ne tiendrais pas front aux multiples psychologues qui se sont exprimés sur la question et aux psychiatrions qui l’ont inondé de neuroleptiques pour laisser la chose enfouie inactive.
 
Je les ramasse une à une laissant le temps s’égrener temps si peu. Il a fallu le mettre "mi debout ", en France à 60 degrés au dessus de l’horizon.
Je l’imagine attaché sur la table, attendant tristement de donner en public ses symptômes vagaux afin d’en faire la preuve.20 minutes pas moins, juste le temps d’une stérilisation. Je ne sais pas s’ils y ont pensé, lui si.
 
Parce que rien n’explique pas tout, nous le suivons sur le chemin de sa prostate. L’infirmière propose un toucher, moi une échographie. Après tout, qui vaut le moins vaut le plus, et dans cette consultation de milieu d’après midi nos vagues émettaient des ondes inconscientes électromagnétiques.
 
Le tilt test est simple physique de l’élasticité des tissus qui se contractant et se relâchant ne font pas mieux que mes billes quise heurtent au mur, rebondissent pour y retourner aussitôt avec un acharnement digne des êtres inertes.
 
La chute est une prescription de bas de contention. À renouveler va sans dire.... Autant que les fibres se rayent ou se fendent.
Mon patient passe du "mi-décubitus" à la verticalisation improbable sans faillir.
 
Le c?ur est sain, cela l’aide à vivre, au moins l’instant de nous quitter.
 
J’ai voulu ce soir lui rendre cet hommage, le sous marin a fait surface.
Je le guette à la surface de l’eau, sans vague n iécume.
 
Je l’imagine marcher seul au bord de l’Océan.
 
                                    Délicieuse Médecine à la dérive dans son mois de juin 2017
 
 
 

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09
JUIN 2017

Coeur en marmelade
par Nicole


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#483110 par VinnyPrime sur sxc.hu

Coeur en marmelade


Qui a décidé pour moi du contenu de mes jours?
Est-ce moi? À petits pas, à petits choix?
À moins que ce soit le hasard, le grand loto de la vie, 
À moins que ce soit le destin, 
La route tracée dans les lignes de la main, 
Qui a décidé pour moi?


Je n’ai pas choisi ce scénario,
Mon plan n’était pas celui-là, 
Je me voyais continuer le chemin, 
Effacer les erreurs, 
Recommencer ailleurs, 
Et profiter encore et encore,
Voir grandir les petits, vieillir près d’eux.


Qui a choisi pour moi?
À moins que ce soit le hasard, le grand loto de la vie, 
À moins que ce soit le destin, 
La route tracée dans les lignes de ma main.


J’aurais aimé choisir mon film, en couleur, ensoleillé,
J’ aurais voulu lancer moi-même le scénario, 
Revenir en arrière, et relancer la machine.
Ne pas être ballottée au gré des accidents de la vie, 
Et ralentir l’horloge folle qui tique taque vers le mot fin.


Qui a choisi pour moi?
La roue tourne, tourne, tourne, 
Elle s’emballe, m’entraîne dans sa course d’obstacles, 
Je cours, je m’essouffle pour tenter de suivre le rythme, 
Le coeur en marmelade , je tente de résister.
Le courant est si fort, qu’il  finira par m’emporter.








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06
JUIN 2017

Souviens-toi
par Nicole


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#982888 par andreyutzu sur sxc.hu

Souviens- toi..


Souviens-toi que je t’aime, que tu es ma vie,
Souviens-toi, même si je ne te l’ai pas dit.


Le jour où tu es né, ma vie a basculé.
Les jours et les nuits se sont enchaînés.
La vie s’est colorée au gré de tes envies, 
Les sapins de Noël se sont enchantés, 
Entre peurs et rires, les années ont passé.


Trop vite, l’heure est venue de te laisser voler, 
Tu as pris ta route, nous laissant hébétés,
La maison si vide, ta chambre si bien rangée, 
J’ai appris à vivre dans l’attente de ton retour,
De tes départs vers d’autres bras.


Trop vite, l’âge a marqué ma peau, mon pas s’est fait plus lent, 
Toi, tu menais ta vie, tu brûlais tes jours, tu allais vers d’autres bras.
Ta vie s’écrivait à ton rythme, au gré des rencontres, 
Et pour toi, aussi, les années ont filé, 
Mais  mon amour n’a pas vieilli.


Souviens-toi que je t’aime, que tu es ma vie,
Souviens-toi, même si je ne te l’ai pas dit.






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De Jeannine et Marc Fliesen Le Jean le 11/07/2017
Quel beau et touchant texte. Je ne trouve pas les mots pour dire ce que j'en pense tellement c'est beau. Tu es vraiment bien inspirée. Gros bisous et donne-moi de vos nouvelles.

31
MAI 2017

hier c'était l'automne
par Liliane


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#1418186 par Ba1969 sur sxc.hu

pour toi Nicole si tu lis ! je viens de tomber sur un poème en réponse à l’un des tiens que j’avais trouvé beau mais tellement triste ! oh Seigneur ! il méritait tout juste la corbeille (le mien) il fût un temps ou j’aurais été morte de rire (je ris encore mais moins) au lieu de le jeter je l’ai raccourci raccouci raccourci et le voilà tout frais moulu refaisant surface ! mais c’est quand même une réparation ! quand je pense que l’autre est sur le plairdcrire oh ! je vais l’effacer !


HIER C’ETAIT L’AUTOMNE

Nomade du temps,
De la vie, de l’espace,
Le cycle des saisons t’oriente,
Jamais ne cessera le retour !
Le retour de l’hiver,
Toujours reviendront les frimas,
L’après, encore endormi,
Jour après jour, 
Prépare le lendemain,
Hier c’était l’automne,
Qui dans son flamboiement,
Eclatant de couleurs,
Au sans peur de la chute,
Nous offrait sa parure,
N’était-il d’autre félicité,
Que de prendre part,
Au spectacle donné,
Fallait-il redouter le givre à venir,
Tout comme ci l’après,
N’y préparait pas l’abondance !
Oui mais dans tout cela,
Dans tout cela qui suis-je,
Quelle est ma relation,
À tant de beauté,
Sans fin renouvelée,
Tandis que la mienne s’épuise,
Pour ne pas revenir, sembles-tu dire,
Or que dis-tu ? que penses-tu vraiment !
Suis-je moi même certaine,
De ce que je pense.
De toute évidence,
Cela ne peut guère t’avancer,
Sache cependant que l’hiver,
L’hiver me donne un rêve,
Rêve de printemps,
Bonheur à partager,
Dans l’attente de ce qui...
Qui toujours revient, 
Et toi...
Toi, que dis-tu !

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De nicole le 17/12/2017
Je reçois ce magnifique poème comme un cadeau. Merci

De nicole le 06/06/2017
merci de ce poème, Liliane. Il me touche particulièrement.

29
MAI 2017

Entre deux mondes
par Nicole


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#1416431 par kellyeld sur sxc.hu

28 mai 2017

Entre deux mondes

C’est comme une pause entre deux ouragans,
Comme une halte bienfaisante en attente du prochain combat,
C’est comme une respiration, un souffle de légèreté, 
Un moment de paix, un oubli de la peur.

C’est un monde où les c?urs réapprennent à battre, 
Des vies qu’on raccommode, sans être certain que la réparation tiendra.

Être là, au milieu de ces rescapés, 
Les regarder avancer, avec leur fardeau si lourd à porter,
Entendre leurs rires qui défient le sort,
Deviner les fragilités, 
Et respirer avec eux.

C’est un lieu où la vie reprend peu à peu le dessus,
Je me sens vivante, à ma place.
J’ai chassé mes peurs, enfoui mes doutes, enfermé mes craintes,
J’oublie mes angoisses, 
Je me prépare à mener les luttes à venir, 
J’en aurai la force, puisée dans cet endroit où l’on prend soin des c?urs qui ont voulu déserter.
 

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23
MAI 2017

Des espoirs
par Nicole


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#1209989 par AD-Passion sur sxc.hu

7 mai 2017

Noir est le ciel, l’orage arrive, on l’entend qui cavale, 
Noirs sont les nuages qui couvrent le bleu qui se délave,
Le vent se lève, en un seul coup, tombe la pluie.
La tempête claque, en accord avec mes peurs.

Noir est mon coeur qui souffre et pleure.
Bleues mes paupières pour faire joli, 
Qui le remarque, elles sont flétries.
J’essaie de colorer ma vie.
Un peu de bleu, dans tout ce gris.

Noir est mon coeur, 
Donner le change, ne pas craquer, 
Rester debout, malgré tout.
Noir est le ciel, noires mes pensées,
La pluie tabasse les allées, 
La grêle s’abat, déchire le silence
Un éclair, et soudain, l’arc-en-ciel
Comme un sourire , une promesse.
Je fais un v?u.









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23
MAI 2017

Désarmer l'angoisse
par Nicole


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#1077190 par Mmagallan sur sxc.hu

6 mai 2017

Désarmer l’angoisse.

Je sors, enfin, l’air libre, je respire un peu mieux
Les heures passent, indifférentes à  mes peurs, 
Je m’épuise, je tremble, je me rebelle, 
Mais rien n’y fera: la menace est là...
Les nuages jouent à changer de couleur, 
Le cercle du soleil couchant m’éblouit, 
Je continue à le fixer, les yeux me brûlent.
Le soleil devient noir, les nuages cèdent la place,
Les larmes coulent sur mes joues.
Je me raconte une histoire triste, 
Et j’écris dans le vide mes peines et mes douleurs, 
Les mots ne sont pas des remèdes ce soir, 
Les mots sont des flèches qui me transpercent, 
Je te parle, à toi qui est couché dans cet immense cube de béton, 
Je te dis que je ne sais pas comment je pourrais continuer, 
Je te dis que sans toi, rien ne sera plus possible, 
Je te dis que tu fais tellement partie de moi, 
Et que tu n’as pas le droit de partir.
Je pleure, les larmes sont légères, 
Et en même temps me libèrent de l’angoisse.
Les mots se perdent , je les pense, je les oublie, 
La tristesse, effacée, 
La peur, écrasée, 
Le désespoir, écrabouillé.
Ça ne peut pas se terminer comme ça, sur un lit d’hôpital.
Demain, je reviendrai, tu m’attendras, tu seras là.

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De Ondine le 28/05/2017
La peur se déshabille dans ce texte pudique. Peut-être dans le creux des mains, je déposerai un peu d'eau à faire miroiter au soleil. Quand l'eau s'évapore l'espoir peut se libérer et jaillir comme une grande bouffée d'oxygène.

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